Jaguar 240/340 Mark I & II

Dernières évolutions des «Sport Saloon» Jaguar Mark 1 puis Mark II, les modèles 240 et 340 proposés à partir de 1967 par la firme ont longtemps été considérées comme des «Jag» au rabais malgré un charme certain, des lignes plus fines mais toujours fidèles. Certes les raffinements de série sur les modèles précédents notamment la sellerie cuir ne sont là qu’en option. Mais quand même c’est bien à une jaguar que l’on a à faire.

En 1965, Jaguar pense à la relève de la Mark II dont les ventes s’essoufflent avec l’arrivée notamment de la gamme S. La marque anglaise qui n’a toujours produit que des modèles à vocation sportive ou des berlines de luxe étudie la production d’un modèle plus économique. En fait, conservant les lignes des Mark II et pour cause la caisse est identique, la nouvelle Jaguar devrait être doté d’un moteur 4 cylindres. Histoire de faire quelques substantielles économies les pare-chocs seront affinés, les antibrouillards remplacés par des grilles et les roues se verront affublées de jantes pleine en tôle.
En fait, la nouvelle Jaguar sera équipée du fameux 6 cylindres XK car le moteur prévu ne verra jamais le jour. Cependant, la cylindrée sera revue à la baisse par la diminution de la course. C’est ainsi que ce moteur affiche dorénavant une cylindrée de 2,4 L (2483 cm3) pour 133 ch à 5 500 tr/mn. Il est accouplée à une boîte manuelle à quatre vitesses Jaguar ou une boite automatique à trois rapports d’origine Borg-Warner. Le 2,4 l n’est pas à la peine pour emmener la 1,4 tonne de ce salon roulant, il ne montre pas non plus une vélocité époustouflante.

So british

Dans la tradition de la marque, l’habitacle se veut cossu et élégant même si le simili a remplacé le beau cuir. (les importations en France seront doté cependant de l’option cuir dans une grande majorité.). La ronce de noyer est omni présente et, l’on peut retrouver en option, tous les signes de richesses qui font le charme des MarkII comme les fameuses tablettes abattables dans les dossiers des fauteuils avant. Installé derrière le grand volant (réglable en profondeur) la position de conduite s’avère très confortable. L’instrumentation est complète et très visible. Les commandes tombent sous la main car l’ergonomie se montre parfaite selon les critères de l’époque.
Alors cette Jaguar du « pauvre» se montre bien née et dans la lignée des grandes de la marque au félin. Même si elle se destine à un usage plus familial que sportif, son charme lui, est bien réel.

Plus dans la tradition

Modèle haut de la gamme, la 340 fait preuve d’un tempérament plus fougueux. Très rapide et jouissant d’une mécanique à la générosité légendaire, le fameux 6 en ligne de 3,8 litres, elle soutient sans broncher les 170 km/h. Rapide, puissante, mais lourde ce n’est cependant pas une sportive. La 340 disparaîtra en septembre 1968, tandis que la 240 restera au catalogue jusqu’en avril 1969 avec à peine deux de commercialisation.

Rouler en ancienne s’avère une philosophie et il faut accepter les inévitables caprices propres à des modèles conçus il y à plus de trente ans. Rouler en Jaguar MK tous modèles confondus n’excepte pas à cette règle mais le plaisir est au rendez-vous. D’ailleurs nombres de passionnés de la marque ne limite pas l’usage de leur auto favorite aux seuls jours fériés mais s’en servent au quotidien. Cependant quelques précautions sont à prendre notamment celle de laisser chaffer le moteur avant de le solliciter . Par ailleurs il faut souligner une consommation d’huile importante sur certains exemplaires. Ce défaut serait du à l’état de surface des chemises.

Enfin, enfin la présence d’accessoires ostantatoires sur une 240 de base ne signifie pas pour autent que l’auto a été transformée, la liste des options proposées par le constructeurs étant innombrables.

l’entretien courant

Contrairement à certaines croyances l’entretien d’une 240 ou d’une 340 s’avère relativement simple mais impératifs

  • tous les 5 000 km une vidange complète avec changement du filtre.
  • Synchronisation périodique des carburateurs SU.
  • Contrôle de la tension de la chaine de distribution.

Dès qu’un bruit de distribution est perceptible il faut proceder au réglage des jeux aux soupapes sans attendre.

Les boites manuelles Jaguar ne souffrent pas de mauvais vice si elles n’ont pas été maltraitée notamment pas des passages de vitesses trop brusques. Quant aux boites automatique BorgWarner leur fiabilité a contribué a leur réputation.

Freinage. Si l’auto roule régulièrement il n’y a pas de problèmes particuliers.

La direction peut avec l’âge paraître floue voire vraiment imprécise.

Un entretien régulier sera le gage d’une bonne fiabilité

Année de première édition : 1967
Année de dernière édition : 1969

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