Jaguar XJ 40 , X300/308 (1994-2002)

Avant, il y avait les MK 

La première XJ apparaît au Salon de Paris 1968. Elle succède à la série des MK, berlines prestigieuses commercialisées  de 1959 à 1967. Elues plus belles berlines au monde la MK était également la berline la plus rapide de son époque. La sortie de la Jaguar XJ6 éteignit la production des 240, 340. Née sous l'impulsion de William Lyons à qui l'on doit les lignes modernes, la nouvelle gamme qui allie classissisme, tradition et confort 
C'est ainsi que la première XJ ouvre la voie à  la nouvelle génération de XJ .

La Jaguar XJ série 1

Jaguar XJ série 1
Lancée en 1968 pour renouveler  les très vieillissantes berlines MK2 / S Type / 420,  la XJ  Série 1 séduit immédiatement par son style racé et ses lignes signées par  William Lyons. Et pourtant elle conserve un coté très traditionnel fort apprécié. Confort , luxe, cuir  boiseries tout est fait pour que cett nouvelle venue,  la Jaguar XJ6 Série 1 demeure dans la lignée et réalise un sans faute. 
Sa conduite se montre d'une efficacité époustouflante et pourtant toute en souplesse. Après le salon de Paris La nouvelle Jag fait un carton plein au niveau des ventes si bien que les délais de livraison s’allongent. La recette de Browns Lane est un savoureux mélange de vieux fonds de tiroirs concocté dans un habit tout neuf.  Des trains roulants directement issus de la E Type des années 60, un moteur bien connu le XK hérité du vénérable bloc d’après-guerre, mais surtout une insonorisation de premier niveau, des finitions flatteuses, font de cette rapide berline un modèle bien en vu au tournant des années 70. 

 la XJ6 4.2L Série 2 _1973-1979

Jaguar XJ séieiz 2
La Série 2 est apparue 5 ans après la première XJ Série 1 (sortie en 1968). Elle apparaît au salon de Frankfort en Septembre 1973 et sera produite pendant un peu plus de 5 ans. 
Les principales modifications touchent la façade .
Pour être conforme à la législation, le pare-choc avant est rehaussée, de ce fait la calandre devient donc moins haute. Les clignotants sont déplacés sous le par-chocs.
L'avant de la voiture gagne en finesse mais reste dans le style .  
Pour accueillir des étriers avants à 4 pistons, les jantes sont différentes avec des enjoliveurs plus petits. Jantes chromées en option.
La Série 2 a commencé à être produite en chassis court (celui de la S1) mais cela n'a duré que quelques mois.
Production totale de la XJ-6 4.2L (environ) : Conduite à gauche : 4900 chassis court - 24700 chassis long  .
Au moins  3/4 de la série à été livrée dotée de boites automatiques voire plus.

Les premières XJ série 2 seront dotées de moteurs de 2,8 litres (  restants de la Série 1 ? ), cependant cette motorisation fera place rapidement à un  3.4L. Ce sera le modèle "économique" de la Série 2. Toutefois c(est le modèle 4,2 L  qui fera le succès commercial de la Jaguar XJ série II.

La Jaguar XJ série 3

Jaguar XJ série 3 12 cyl Daimler
La troisième génération de Jaguar XJ est présenté au salon de Genève en mars 1979. C'est une grande réussite ! Ceux-ci est sans nul doute due au désigner Italien Pininfarina . En effet la modernisation des lignes  de la carrosserie  lui ont été confiées. Celle-ci se montre délicate avec un pavillon affiné,, faces avant et arrières plus fluides, des poignées de porte encastrées... . Les stylistes ont planché dur pour réaliser une berline ressemblant à s'y méprendre avec le millésime précédent. Cependant, la carrosserie t ne reprend presqu' aucun embouti de l’ancienne caisse.  Ensuite se sont des détails comme les déflecteurs aux portes avant qui sont supprimés. Comme pour chaque nouvelle venue, les poignées ont évoluée et sont maintenant bien encastrées. Enfin les blocs optiques et les feux arrières sont différents.

L'habitacle est particulièrement soignée quelque soit la version et la finition. Pendant les 5 ans de sa commercialisation la XJ série 3 sera plusieurs fois retouchée. En 1981 c'est le moteur V12 qui reçoit les attentions des ingénieurs avec une nouvelle culasse. Puis en 1982, l'habitacle est remanié notamment au niveau de la console centrale. La finition Sovereign, disponible en 6 et 12 cylindres est signée Jaguar et la luxueuse Vanden Plas HE devient une Daimler.

Contrairement aux idées reçues, la Xj série 3 se montre fiable pour peu que sont entretien soit régulier. Toutefois lors de son acquisition quelques points sont particulièrement à surveiller. 


  • La version Daimler V12 5,3 L issu de la type E série 3
  • Le sigle Double Six
  • Daimler signe de luxe
  • Le moteur de 5, 9 L
  • Lz système de commande d"accelérateur
Si une version V12 demeure encore au catalogue, il s'agit toujours de la XJ série 3 et pour cause, l’architecture de la nouvelle caisse ne permettait pas d’implanter le V12 5,3 L issu de la type E série 3. En fait, ce n’est qu’en 1993 que la XJ reçoit le V12 qu’elle mérite. Il s’agit d’un ohc V12 de 6.0/ ( 5993 cc ) développant une puissance de 318 chevaux à 5400 tr/min pour un couple de 47.2 mkg obtenu à 3750 tr/min. Ce moteur est accouplé à une boite Auto à 4 rapports. D'une architecture à 60°, avec 2 simples arbres à cames en tête était doté d'une gestion électronique.

Daimler Double Six : le grand luxe

Pour être à la hauteur de cette motorisation hors du commun, il fallait une finition et une appellation tout aussi exceptionnelle : "Daimler Double Six"

Et c'est un fait que cette Jaguar en jette. Les options ne sont pas légions car la Daimler bénéficie d'une dotation réservée aux plus luxueuses des berlines de luxe. Certes à l'extérieur, certains détails s'avèrent même ostentatoires. Les chromes, les jantes, les sigles, la calandre striée spécifique jusqu'à la couleur des feux ! Toutefois l'oeil du passionné remarquera le toit ouvrant de série sur ces modèles. Dans l'habitacle, c'est le raffinement à l'anglaise avec une ambiance feutrée et chaude : Cuir alpaga aux choix, Ronce de noyer... les couleurs assorties se montrent flatteuses A l'arrière, les sièges sont séparés et les passagers ont à leur disposition chacun la fameuse tablette.

La planche de bord est dotée de l'instrumentation incontournable sur une version de ce niveau de finition. Pour simplifier l'énumération, il y a tout ce que l'on peut désirer en passant par le cruise control, l'option conduite sport à la boîte de vitesse.

Certes, la vocation de la Daimler Double six n'est pas d'emprunter les routes étroites du Vaucluse pied dedans. Non, son air de jeu c'est plutôt les longs trajets autoroutiers, les belles routes prises à allure modérer pour laisser le temps de se faire admirer. Car, nonobstant sa gourmandise en carburant, il faut reconnaitre que cette anglaise à un charme fou. Si vous désirez passer inaperçu ce n'est cette voiture qu'il faut choisir. En effet les têtes se tournent sur son passage. Une fois sur l'autoroute, le grand vaisseau croise en silence selon la vitesse autorisée de 130.... jusqu'à 250 ( bridage ) et cela en offrant un confort pullman aux passagers. Enfin pour finir ce tableau idylique ou presque, signalons que sur la carte grise le constructeur indiqué est bien "Daimler" et non Jaguar et que les chiffres imprimés derrière la mention fiscaux laissent rêveurs