Daimler XJ Double Six

La Daimler XJ Double six était, lors de sa commercialisation, le plus luxueux des modèles proposés par Jaguar. Véritable salon roulant, cette berline était dotée d’une puissante motorisation V12 de 310 ch. Reconnaissable à sa calandre striée entres autres signes ostentatoires, la Daimler demeure encore aujourd’hui l’une des Jaguar les plus recherchée.

Ma Double 6 est reconnaissable à sa calandre striée

Née à l’origine sous le crayon de William Lyons, les lignes des premières Jaguar XJ se voulaient élégantes et affinées alliant le modernisme aux traditions et aux performances routières. Et si depuis 1968 les modèles de XJ se succèdent, elles demeurent fidèles à cet esprit. Commercialisée à partir d’octobre 1986, la Jaguar XJ 40 avait pour vocation d’assurer la relève des vieillissantes XJ série 3. A sa sortie, la nouvelle génération est proposée en 3 finitions ( Normale, Sovereign et Daimler ) et en deux motorisations 6 cylindres en ligne, l’une de 2,9 L et la seconde de 3,6 L. Si une version V12 demeure encore au catalogue, il s’agit toujours de la XJ série 3 et pour cause, l’architecture de la nouvelle caisse ne permettait pas d’implanter le V12 5,3 L issu de la type E série 3. En fait, ce n’est qu’en 1993 que la XJ reçoit le V12 qu’elle mérite. Il s’agit d’un ohc V12 de 6.0/ ( 5993 cc ) développant une puissance de 318 chevaux à 5400 tr/min pour un couple de 47.2 mkg obtenu à 3750 tr/min. Ce moteur est accouplé à une boite Auto à 4 rapports. D’une architecture à 60°, avec 2 simples arbres à cames en tête était doté d’une gestion électronique.

Le moteur ohc V12 de 6.0/ ( 5993 cc )

Daimler Double Six : le grand luxe

Pour être à la hauteur de cette motorisation hors du commun, il fallait une finition et une appellation tout aussi exceptionnelle : « Daimler Double Six » Et c’est un fait que cette Jaguar en jette. Les options ne sont pas légions car la Daimler bénéficie d’une dotation réservée aux plus luxueuses des berlines de luxe. Certes à l’extérieur, certains détails s’avèrent même ostentatoires. Les chromes, les jantes, les sigles, la calandre striée spécifique jusqu’à la couleur des feux ! Toutefois l’oeil du passionné remarquera le toit ouvrant de série sur ces modèles. Dans l’habitacle, c’est le raffinement à l’anglaise avec une ambiance feutrée et chaude : Cuir alpaga aux choix, Ronce de noyer… les couleurs assorties se montrent flatteuses A l’arrière, les sièges sont séparés et les passagers ont à leur disposition chacun la fameuse tablette.

La planche de bord est dotée de l’instrumentation incontournable sur une version de ce niveau de finition. Pour simplifier l’énumération, il y a tout ce que l’on peut désirer en passant par le cruise control, l’option conduite sport à la boîte de vitesse.

La console centrale

Certes, la vocation de la Daimler Double six n’est pas d’emprunter les routes étroites du Vaucluse, pied dedans. Non, son air de jeu c’est plutôt les longs trajets autoroutiers, les belles routes prises à allure modérée pour laisser le temps de se faire admirer. Car, nonobstant sa gourmandise en carburant, il faut reconnaître que cette anglaise à un charme fou. Si vous désirez passer inaperçu, ce n’est pas cette voiture qu’il faut choisir. En effet les têtes se tournent sur son passage. Une fois sur l’autoroute, le grand vaisseau croise en silence selon la vitesse autorisée de 130…. jusqu’à 250 ( bridage ) et cela en offrant un confort pullman aux passagers. Enfin pour finir ce tableau idyllique ou presque, signalons que sur la carte grise le constructeur indiqué est bien « Daimler » et non Jaguar et que les chiffres imprimés derrière la mention fiscaux laissent rêveurs.

Cette voiture a été vendu par Velorgues Automobiles en 2013

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